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Parmis les jeux de super-héros attendus et qui n'ont, hélas, toujours pas vu le jour, figure en tête de liste City of Heroes RPG, adapté du jeu vidéo en ligne du même nom. C'est hélas un problème indépendant du jeu lui même qui l'a retardé. Eden Studios, son éditeur, a en effet perdu l'année dernière sa plus grosse license, Buffy, l'entrainant dans les problèmes juridiques et financiers qui bloquent toute publication en attendant leur résolution.
Cette expérience est d'autant plus malheureuse qu'elle risque de freiner les ardeurs des éditeurs à travailler sur des adaptations, alors qu'il y a pourtant là une voie intéressante pour l'économie du jdr. Une voie que l'industrie du comics mainstream a lui même déjà emprunté.
Depuis la mutation du début des années 2000, son objectif n'est en effet plus tant de tirer du bénéfice direct (les ventes étant très loin des chiffres faramineux des débuts) que de pré-fabriquer des univers et des histoires directement exploitable pour les produits dérivés, le cinéma en particulier. Le bénéfice est à double sens : le 7e art bénéficie d'un terrain d'expérimentation sans véritable risque financier et d'un outil marketting propulsé par les fans aussi peu couteux que puissant, tandis que le 9e art trouve une nouvelle ressource financière.
Le jeu de rôle pourrait trouver un terrain similaire avec d'autres médias comme les jeux vidéos (l'association la plus évidente de par leur orientation ludique), les séries télévisées (avec qui le jdr partage un rythme feuilleton), ou encore les romans et la BD (chez qui ont retrouve une culture de l'imaginaire similaire). Leurs créateurs profiteraient de l'expérience des auteurs de jdr pour développer des univers solides, tandis que ces derniers pourraient ainsi
Cette vision est bien sûr utopique et ce modèle sans aucun doute imparfait - ne serait-ce que parce qu'il créerait une dépendance économique, et donc artistique, à risque. Mais à l'heure de la convergence des médias, c'est un modèle qui mérite peut être réfléxion. |